Sunday, June 18, 2006

A Camille Claudel, la femme oublié

"Il parlera du passé, des années de Villeneuve. Le reste, il n’en dira rien, il ne voudra plus rien dire de ce qui la concernait, ni qu’avec la mère la retirant de cet atelier des quais, il la mettait chez les fous, et quatre ans plus tard elle y était encore, et alors elle leur écrivait à propos des journées très longues et de l’ennui dont elle souffrait, et aussi du froid qu’il y avait l’hiver dans ce pays, jusque dans sa chambre disait-elle où elle attrapait l’onglée et ne pouvait pas même tenir la plume, tandis que mois après mois elle demandait qu’on la sortît de là et parlait de cette cruauté qu’elle avait, elle leur mère, de ne pas lui donner asile à Villeneuve où elle promettait, si elle revenait, de ne pas déranger ni causer de soucis, ni même de bouger tellement à présent elle avait souffert ; elle avait tellement souffert, disait-elle, qu’elle ne pourrait s’en remettre, elle se tiendrait tranquille et se contenterait de peu, une mansarde, un bout de cuisine suffiraient." In La Robe Bleue, Michèle Desbordes Na imagem: pormenor de The Age of Maturity, Camille Claudel

2 comments:

jose said...

não percebo nada de francês mas camille claudel é uma escultora que bastante aprecio, embora esteja muito longe do quão aprecio Rodin. É sempre bom relembrá-la. Eu relembrei há uns dias enquanto estudava para o exame de história da arte.- Lá estava ela e o Rodin como os dois grandes nomes da escultura do século XIX.

Dirim said...

este excerto descreve do que falava Paul Claudel. E começa por dizer que ele fala do passado, dos anos de infância passados em Villeneuve. Mas que ignorará o resto. Que se recusa a falar do sofrimento e das súplicas de Camille.
Eu gosto muito das obras de Camille (gosto muito de escultura em geral). Mesmo muito. Quanto a Rodin também gosto. Como sabes há vários problemas de atribuição de autoria em várias obras. Só lamento que a história e a memória tenham sido tão injustas.